Perspective
S’accorder la permission de regarder autrement peut être une première façon de sortir de la détresse.
Observer la réalité, sa propre vie, et même les êtres humains depuis plusieurs angles de vue — depuis plusieurs perspectives — permet parfois de modifier l’opinion que nous nous faisons de ce que nous observons.
C’est pour cette raison que j’accorde autant d’importance à ce mot. Il permet une certaine élasticité dans nos pensées, dans nos ressentis, dans nos sentiments, mais aussi dans notre capacité à tolérer ce qui est différent de nous.
Si je me place dans la perspective de quelqu’un qui connaît la réponse à un problème, je peux commencer à observer ce problème autrement, avec la possibilité qu’une solution existe.
À l’inverse, si j’observe une situation depuis la perspective de la personne qui la vit comme problématique, je peux chercher à comprendre ce qu’elle ressent, ce qu’elle perçoit et ce qui, pour elle, rend cette situation difficile. Une autre perspective peut alors laisser davantage de place à l’empathie.
C’est ainsi que je vois ce mot comme une possible clé vers davantage de tolérance et de compréhension entre les êtres humains et entre les différentes situations que nous rencontrons.
Bien évidemment, à condition d’utiliser cette capacité à changer de perspective sans jugement.
Au quotidien, nous nous plaignons souvent de certaines caractéristiques de cette dualité de la matière, qui peuvent devenir une charge et parfois même sembler insupportables.
Pourtant, je crois que la clé se trouve toujours en nous.
Lorsque nous utilisons constamment la même perspective, nous risquons de ne percevoir que deux polarités de ce que nous observons : le positif ou le négatif, le favorable ou le défavorable, le plaisir ou la souffrance.
Et plus nous élargissons notre regard, plus le jugement perd de la place : le jugement que nous portons sur nous-mêmes, comme celui que nous portons sur les autres.
Souvent, la détresse que nous ressentons est aussi liée aux jugements que nous recevons des autres, à ceux que nous portons sur les autres, mais également à ceux que nous portons sur nous-mêmes.
Car dans le jugement, notre angle de vue se restreint.
Nous ne voyons plus l’ensemble de la situation, mais seulement une partie de ce que nous sommes, de ce que nous vivons ou de ce que nous observons.
Prendre de la perspective permet justement de rouvrir cet angle de vue.
Et lorsque notre regard s’élargit, nous pouvons découvrir une autre manière de comprendre, une autre manière de réagir, mais aussi une autre manière de nous apprécier et d’apprécier ce qui nous entoure.
C’est dans cette idée que j’aime rappeler ce que je propose dans mes accompagnements : permettre à mes clients d’observer leur propre réalité, et de s’observer eux-mêmes, depuis une nouvelle perspective.
Non pas pour que je leur apporte une réponse toute faite, mais pour qu’ils puissent, avec mon accompagnement, retrouver en eux les ressources nécessaires et découvrir eux-mêmes une solution à ce qui les met en détresse.




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